Présentation de l'archipel

Présentation

 
 

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Histoire

Drapeau de Saint-Pierre-et-Miquelon

Drapeau de Saint-Pierre-et-Miquelon

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Source : wikimedia commons

 

Au XVIe siècle, les îles servaient de base aux pêcheurs bretons et basques ; les premières installations permanentes apparurent au siècle suivant. L'on retrouve cette origine sur le drapeau de l'île.

Au XVIIIe siècle, les îles furent abandonnées lors de la ratification du traité d'Utrecht pour ensuite être récupérées lors du traité de Paris de 1763. Après une défaite infligée par les troupes américaines et françaises, les forces britanniques présentes en Nouvelle-Écosse attaquèrent les îles en 1778 et déportèrent la population y compris des réfugiés de la déportation d'Acadie de 1755.
                   

Lors de la Révolution française, la communauté acadienne quitta subitement l'île de Miquelon pour se réfugier aux îles de la Madeleine, alors que l'exercice républicain à Saint-Pierre connut un terme brutal lors de la nouvelle attaque britannique de 1793.

Il fallut attendre la restauration de Louis XVIII pour que la dernière rétrocession des îles Saint-Pierre-et-Miquelon soit définitive. Pendant la deuxième moitié du XIXe siècle l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon connut un essor économique important grâce à la pêche à la morue.

L'archipel eut un certain rôle lors de la prohibition des États-Unis d'Amérique puisque d'après la légende Al Capone y fit une visite en 1927.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouverneur vichyste Gilbert de Bournat dut négocier avec les autorités de Washington afin d'obtenir quelques subsides financées par les réserves d'or françaises. À cette même époque, le Canada voisin avait préparé, avec l'aval de Washington, un projet de débarquement pour prendre possession de Saint-Pierre-et-Miquelon. Plusieurs prétextes furent avancés, parmi lesquels des émissions radio qui se faisaient l'écho de la propagande de Vichy. Certains avancèrent même, sans preuve, que cette station radio aidait les U-Boot allemands présents sur les bancs de Terre-Neuve. La prudence excessive du premier ministre William Lyon Mackenzie King ne permit pas à ces plans d'être exécutés.

Sous les ordres de Charles de Gaulle, l'amiral Émile Muselier orchestra la libération de Saint-Pierre-et-Miquelon à l'insu et contre l'avis des autorités américaines et canadiennes. L'affaire du 24 décembre 1941 fit couler beaucoup d'encre, et cristallisa la méfiance entre Franklin Roosevelt et Charles de Gaulle.

Saint-Pierre-et-Miquelon représentait un intérêt économique important en raison des droits de pêche attachés à la zone économique exclusive de 200 milles nautiques. L'interprétation divergente de la France et du Canada sur l'application de cette règle internationale donna lieu dans les années 1990 à la guerre de la morue.

Suite à l'arbitrage sans appel de 1992, la zone maritime attribuée depuis à l'archipel se limite à une zone économique exclusive de 12 milles marins à l'est, 24 milles marins à l'ouest, et un corridor de 200 milles de long par 10 milles de large orienté nord/sud.

Organisation administrative

Tour à tour colonie française puis anglaise, les îles de l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon deviennent définitivement françaises en 1816.
En 1936, les municipalités au nombre de trois sont supprimées. Celles de Saint-Pierre et de Miquelon sont rétablies en 1945.
L'archipel est un territoire d'outre-mer placé sous l'autorité d'un gouverneur, jusqu'en 1976.
Le 19 Juillet 1976, le territoire devient département.
Saint-Pierre-et-Miquelon a été érigé en collectivité territoriale de la République Française par la loi n°85-595 du 11 juin 1985.
Le préfet, représentant de l'Etat, réside à Saint-Pierre.
L'archipel est doté d'un Conseil général, qui est assisté d'un comité économique et social et possède des compétences propres en matière fiscale, douanière, d'urbanisme et de logement.
La collectivité territoriale compte deux communes, Saint-Pierre et Miquelon-Langlade.
L'archipel est représenté par un député, un sénateur et un conseiller au Conseil Economique et Social.
L'administration judiciaire de Saint-Pierre-et-Miquelon comprend un tribunal supérieur d'appel, un tribunal de première instance et un tribunal administratif.

Démographie

Même si certains vestiges démontrent une présence amérindienne sur l'archipel, il est peu probable qu'il y ait eu de véritables peuplements au-delà d'expéditions de pêche ou de chasse.
La première sédentarisation véritable remonte à la seconde moitié du XVIIème siècle et est d'origine française.
Le peuplement traditionnel résulte d'apports de population des ports français, essentiellement normands, basques, bretons et saintongeais, d'Acadie et de Terre-Neuve.
Aujourd'hui, la population de 6 316 habitants se répartit de la façon suivante : 5 618 à Saint-Pierre et 698 à Miquelon (recensement de 1999).

Géographie

L'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé dans l'Atlantique nord-ouest à 25 km des côtes de Terre-Neuve, est un petit coin de France aux abords du golfe du Saint-Laurent, face au Canada.
4.600 km le séparent de Paris.
Les îles de l'archipel appartiennent à la grande formation géologique des Appalaches comme la Nouvelle-écosse et Terre-Neuve.
En général et surtout à Saint-Pierre, le sol est pauvre, usé par l'érosion glaciaire, le climat et le déboisement excessif depuis le XVIIème siècle.
L'archipel est composé de Saint-Pierre (26km2),
Miquelon (110 km2)
et Langlade (91 km2),
ces deux dernières reliées depuis le XVIIIème siècle par un isthme de sable qui renferme dans sa partie nord une lagune salée "Le Grand Barachois".
Quelques îlots, dont "Le Grand Colombier" et "L'île aux Marins" habitée jusque dans les années 60, entourent Saint-Pierre dans la partie Est.

Source : wikimedia commons
Source : wikimedia commons

Ces îles sont fort dissemblables :

  • Saint-Pierre, la plus petite mais la plus peuplée, assure l'essentiel des activités économiques.
  • Sur Miquelon, on compte une centaine de familles vivant de la pêche et de l'agriculture.
  • A Langlade, l'Anse du Gouvernement est un hameau de résidences secondaires le long d'une splendide plage de sable fin, lieu de loisirs et de villégiature.
Climat
Le climat est de type nordique, adouci par l’influence océanique.
La moyenne annuelle est de  et le taux d'humidité supérieure à 80 %.
Les hivers sont toutefois moins rigoureux qu’au Canada : -10°C à – 5°C l’hiver (120 jours de gel par an) et 10° à 20° l’été.
Deux autres éléments climatiques sont déterminants : le vent d'une extrême variation et la brume courante du printemps au début de l'été.
A voir : l'effet du vent sur la température ressentie
Le site internet d'Environnement Canada publie un article intéressant sur l'effet du vent sur la température ressentie par le corps humain.

Saint-Pierre et Miquelon dans la France d'Outre-Mer

Superficie et population dans l'outre-mer français    
  Superficie en km² Population (dernier recensement) Densité (habitants/km²)    
Départements d'Outre-Mer    
Guadeloupe 1 628 401 730 (2011) 257    
Guyane 83 846 236 250 (2011) 2    
Martinique 1 128 395 953 (2011) 357    
Réunion 2 520 840 000 (2011) 316    
Total DOM 89 122 1 873 933 20    
Collectivités d'Outre-Mer    
Mayotte 375 186 452 (2007) 498    
Polynésie Française 3 251 267 000 (2010) 62    
Saint-Pierre et Miquelon 242 6 125 (2011) 25    
Wallis et Futuna 140 12 835 (2010) 64    
Total COM 4 008 472 412 93    
Autres    
Nouvelles Calédonie 18 575 245 580 (2009) 13    
TAAF (hors Terre Adélie)* 7391 Pas de population permanente -    
Iles Eparses** 44 Pas de population permanente -    
Clipperton 2 Pas de population permanente -    
Total Autres 26012 196 836 -    
TOTAL OUTRE-MER 122887 2 747 470 22    

* Crozet, Kerguelen, St-Paul, Amsterdam
** Tromelin, Iles Glorieuses, Juan de Nova, Bassas da India, Europa

Source principale : Ministère de l'Outre-Mer

Les zones économiques exclusives françaises
  Surface (km²) % de la surface totale des ZEE françaises
Métropole
Golfe de Gascogne et Manche 265 000  
Total métropole 265 000  
Outre-Mer
Guadeloupe* et Martinique 138 000 1,35 %
Guyane 126 000 1,24 %
Réunion 322 600 3,17 %
Tromelin 285 300 2,80 %
Mayotte et îlots du Canal du Mozambique** 450 000 4,26 %
Polynésie française 4 804 000 47,14 %
Saint-Pierre et Miquelon 10 000 0,10 %
Wallis et Futuna 266 000 2,61 %
Nouvelles Calédonie 1 364 000 13,38 %
TAAF 1 615 000 15,87 %
Terre Adélie (TAAF) 112 000 1,10 %
Clipperton 434 000 4,26 %
Total Outre-Mer 9 926 9000 97,28 %
TOTAL NATIONAL 10 191 900 -

* y compris Saint-Martin et Saint-Barthélemy
** Bassas da India, Europa, Juan de Nova

Source : IFREMER (Site internet : www.ifremer.fr)